mardi 11 novembre 2008, par Sophie bottière
"Même elle avait encor cet éclat emprunté
Dont elle eut soin de peindre et d’orner son visage,
Pour réparer des ans l’irréparable outrage
Racine"
En traversant son jardin, l’épine d’une rose fanée coupée et laissée par terre vint rayer le bout dur de ses derbies Altan...
L’irréparable était fait !
Irréparable ? Non, voici comment s’y prendre :
Je commence par décirer completement les chaussures à l’acétone afin de mesurer l’entendue des dégâts.
La griffure n’est pas trop profonde, le glaçage ayant protégé le cuir, mais elle mérite toute de même une intervention. C’est au papier de verre fin (du 200) que j’atténue la griffure jusqu’à faire pratiquement disparaitre les traces de cet accident. Attention, il s’agit d’avoir la main légère, légère, légère...
L’étape suivante, inutile en l’espèce, est une recoloration du cuir à l’endroit de la griffure. J’utilise à cet effet divers ingrédients dont j’ai déjà parlé ici.
Un crémage complet suivi d’un cirage et il n’y parait plus.
Le seul souvenir de cet incident est le retour à la patine initiale de Sam, de chez Altan, qui était trop claire au goût de son propriétaire et qu’il avait foncée à la crème et à la pâte bleu marine et noire...
Il ne lui reste plus qu’à recommencer, après avoir ratissé son jardin ;-) Répondre à cet article